Le reflux gastro-œsophagien

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1: Le Reflux Gastro Oesophagien

Qu’est ce que le RGO ?

le RGO c'est la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage (le conduit reliant la bouche à l’estomac). L’estomac produit des sucs gastriques, des substances très acides qui aident à la digestion des aliments. Or, la paroi de l’œsophage n’est pas conçue pour résister à l’acidité du contenu de l’estomac. Le reflux entraîne donc une inflammation de l’œsophage, qui se traduit par des sensations de brûlure et d’irritation. Avec le temps, il peut s’ensuivre des lésions à l’œsophage. A noter qu’un faible niveau de reflux est normal et sans conséquence, et l’on parle alors de reflux physiologique (normal).

Dans le langage courant, on parle souvent de brûlures d’estomac pour désigner le reflux gastro-œsophagien.

Origine 

Chez la plupart des personnes qui en sont atteintes, le reflux a pour origine un mauvais fonctionnement du sphincter œsophagien inférieur. Ce sphincter est un anneau musculaire situé à la jonction de l’œsophage et de l’estomac. En temps normal, il est serré, empêchant le contenu de l’estomac de remonter vers l’œsophage, s’ouvrant seulement pour laisser passer la nourriture ingurgitée et jouant ainsi un rôle de valve protectrice.

En cas de reflux, le sphincter s’ouvre aux mauvais moments et laisse remonter les sucs gastriques de l’estomac. Les personnes qui souffrent de reflux ont souvent des régurgitations acides après un repas ou pendant la nuit. Ce phénomène de régurgitation est très fréquent chez le nourrisson, parce que son sphincter est immature. Il disparaît généralement entre 6 et 12 mois lorsque l’enfant grandit.

Le reflux gastro-œsophagien peut également être lié à une hernie hiatale. Dans ce cas, la partie supérieure de l’estomac (située à la jonction de l’œsophage) « remonte » avec l’œsophage dans la cage thoracique par l’orifice du diaphragme (l’orifice hiatal). Cependant, hernie hiatale et reflux gastro-œsophagien ne sont pas synonymes, et la hernie hiatale n’est pas toujours associée à un reflux.

Les facteurs aggravants d’un RGO peuvent venir d’une consommation importante de tabac, d'alcool, soja, de chocolat, d'épices, d'aliments acides, riches en mauvaises graisses (industrialisées), des repas trop copieux le soir... Certains médicaments (progestérone, certains médicaments de l'asthme et des maladies cardiovasculaires...) ; les efforts que l’on fait pour tousser ; une grossesse en raison des modifications anatomiques ; une pression excessive sur l’abdomen liée à un surpoids ou à une obésité ; un stress constant et répétitif.

Les Symptômes du RGO : L’œsophage n’est pas fait pour supporter une telle acidité, cela va provoquer, une inflammation (œsophagite), avec des lésions de l’œsophage plus ou moins importantes, responsables d’ulcères (ou plaies) sur la paroi de l’œsophage. Cette inflammation ou ulcère peut causer une hémorragie ; un rétrécissement du diamètre de l’œsophage, qui entraîne une difficulté à avaler et une douleur durant la déglutition. Le RGO peut être associé à des manifestations pulmonaires et ORL : une toux chronique ; des pharyngites ou laryngites ; un enrouement de la voix ; un asthme ; une érosion dentaire (usure des dents liée à l’acidité des remontées gastriques).

Enfin il peut causer un cancer de l’œsophage, car à la suite des attaques répétées de l’acide gastrique, les cellules vont mutées ; (détecté par endoscopie) ou encore un ulcère gastroduodénal ou gastrique selon qu’il est situé dans l’estomac ou dans le duodénum (première partie de l’intestin). Ce sont des plaies sur la muqueuses qui entrent directement en contact avec l’acide présent dans le tube digestif. Une situation comparable à l’application d’un tampon d’alcool sur une éraflure. (On estime qu’environ 10 % de la population des pays industrialisés est susceptible de souffrir un jour ou l’autre d’un ulcère. Les personnes âgées de 40 ans et plus sont les plus touchées. Les ulcères du duodénum sont 10 fois plus fréquents que les ulcères de l’estomac. La bactérie Helicobacter pylori (H. Pylori), une bactérie qui survit à l’acidité, est la principale cause d’ulcères : elle causerait approximativement de 60 % à 80 % des ulcères de l’estomac et de 80 % à 85 % des ulcères duodénaux. Ces bactéries envahissent la couche de mucus qui protège normalement l’estomac et l’intestin grêle de l’acidité, et perturberaient ce mécanisme protecteur chez certaines personnes.

Dans les pays industrialisés, 20 % des personnes de 40 ans et moins possèdent cette bactérie dans leur tube digestif. Une proportion qui atteint 50 % chez les plus de 60 ans. Environ 20 % des porteurs de la bactérie souffriront d’un ulcère au cours de leur vie. )

Chez la majorité des adultes atteints, les symptômes de reflux deviennent chroniques. Les traitements offrent le plus souvent un soulagement complet, mais temporaire, des symptômes. Ils ne permettent pas de guérir la maladie. En effet les traitements se font à partir d’IPP inhibiteur de la pompe à protons, qui vont chroniciser la maladie s’ils sont employés sur le long terme par plusieurs mécanismes.

2: Les Inhibiteur de la Pompe à Protons

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont les inhibiteurs les plus puissants de la sécrétion d’acide gastrique, largement utilisés dans le traitement du reflux gastro-œsophagien (RGO) et de l’ulcère gastroduodénal, mais aussi lors de prise d’AINS (anti-inflammatoires Non Stéroïdien). Ils sont largement prescrits en France : 16 millions de patients, soit environ un quart des Français, sont traités par IPP mais, d’après la Haute Autorité de Santé (HAS), souvent de manière trop systématique ou sur des durées trop longues.

Les formes orales des IPP sont rapidement absorbées et diminuent l’acidité gastrique de 80 à 95 % ; Ces médicaments apparus dans les années 80 (Oméprazole) ont remplacés les Histaminiques. Les IPP figurent parmi les médicaments les plus vendus au monde et sont sur la liste des médicaments considérés comme essentiels par l’OMS. Mais les prescriptions ne sont pas toujours justifiées notamment dans la prévention des lésions de l’estomac dues aux Anti-inflammatoires Non Stéroïdien, ou dans des difficultés digestives.

Car durant longtemps les IPP ont été considérés comme dénués de toxicité, mais ces dernières années ils sont incriminés dans des effets secondaires en lien avec la carence d’acide chlorhydrique qu’ils provoquent bien évidemment puisque c’est leur rôle.

1er mécanisme de la chronicisation : l’Achlorhydrie

Les effets secondaires des IPP : Ainsi les Ipp provoquant une achlorhydrie peuvent provoquer une hyppomagnésie (carence en magnésium qui est elle-même incriminée dans les douleurs, le stress, l’irritabilité, la fatigue, les crampes, fourmillements, vertiges, nausées, étourdissement, hypertension, ballonnements) Carence en fer, Fracture de l'os, Carence en vitamine B12 ;mais aussi toutes sortes de complications rapportés chez des patients avec des Inhibiteurs de la Pompe à Protons.

Pneumonie, Infection gastro-intestinale, Tumeur carcinoïde gastrique, Hypertrophie de la muqueuse fundique gastrique, Changements du microbiome intestinal, Petite prolifération bactérienne intestinale, , Polypes de la glande fundique gastrique, Cancer de l'estomac, Cancer du côlon, Péritonite bactérienne spontanée, Encéphalopathie hépatique, Interaction médicamenteuse.

Les IPP provoques d’autres effets secondaires non dus à la carence d’acide chlorhydrique, comme des colites, maladies rénales chroniques, des néphrites, une insuffisance de circulation sanguine au niveau du cerveau ou du cœur, des démences.

On comprend à la lectures de ces effets indésirables qu’il faut rester prudent quand à l’utilisation des IPP à long terme, ils ne doivent pas dépasser 4 semaines avec le respect de la posologie et prescription adaptée à la situation du patient.

Les carences L’acidité gastrique est nécessaire pour la dégradation des aliments et la libération des micronutriments. Certaines études ont montré des interférences possibles des IPP avec l’absorption du fer, du calcium, du magnésium et de la vitamine B12.L’utilisation à fortes doses ou à long terme des IPP comporte un risque accru possible de fractures osseuses, risque non retrouvé à court terme et à faible dose.

Infections respiratoires Des relations ont été établies entre l’utilisation des IPP et un risque accru de pneumonie, en particulier dans les 30 jours suivant le début du traitement, où il s’avère être 50 % plus élevé.

2ème mécanisme la modification du microbiote

Effets gastro-intestinaux

Certaines études ont montré une corrélation entre l’utilisation des IPP et l’infection à Clostridium difficile. Des préoccupations sont également apparues concernant la péritonite bactérienne spontanée chez les personnes âgées prenant des IPP, et chez des personnes atteintes du syndrome du côlon irritable. Les IPP peuvent prédisposer un individu à développer une pullulation bactérienne de l'intestin grêle (SIBO) ou une prolifération fongique (SIFO). On craint que les IPP puissent masquer des cancers gastriques ou d’autres problèmes intestinaux graves. Il existe également des preuves que l’utilisation d’IPP modifie la composition du microbiote intestinal.

En outre, l’utilisation des IPP peut augmenter la sensibilité des patients à une multitude d’infections entériques, y compris prolifération bactérienne du grêle à Salmonella, Campylobacter jejuni et Clostridium difficile. L’infection à Clostridium difficile (ICD) est d’une importance particulière, étant donné la résistance de cette bactérie aux antibiotiques entrainant souvent la mort à moins de procéder à une greffe fécale. En 2012, 42 études portant sur plus de 313 000 patients a révélé que l’utilisation d’IPP était associée à une Infection à Clostridium Difficile récurrente.

Il est également avéré que l’utilisation des IPP peut accroitre le risque d’infections bactériennes, en impliquant notamment Helicobacter pylori, en raison de la baisse d’acidité, ce qui peut conduire à un risque d’ulcère, voire de cancers gastriques chez les patients génétiquement prédisposés.

Impacts des IPP sur le microbiote gastrique. L’environnement gastrique a longtemps été considéré comme exempt de bactéries, mais la découverte d’Helicobacter pylori en 1982 a remis en cause cette idée. Au cours des dernières décennies, de nouvelles méthodes de diagnostic ont été développées et donnent un nouvel aperçu de la composition et de l’influence de cet écosystème sur l’ensemble du tractus gastro-intestinal. Helicobacter pylori n’est plus considéré comme le seul micro-organisme de l’estomac. D’autres espèces microbiennes peuplent le même environnement et y exercent un rôle spécifique. Les connaissances actuelles suggèrent des liens possibles de ces bactéries avec des maladies gastroduodénales, telles que l’ulcère gastro-duodénal et le cancer gastrique. En raison de la forte acidité de l’estomac, la plupart des micro-organismes ne peuvent y survivre. Le microbiote gastrique est composé principalement de Firmicutes, Bactéroidetes, Protéobactéries et Actinobactérie. Le traitement par IPP a un impact considérable sur la composition du microbiote gastrique. Il est prouvé que les patients prenant des IPP ont une moins grande diversité d’espèces bactériennes que les patients ne recevant pas de traitement, ainsi qu’une plus forte croissance des microbes à potentiel génotoxique, impliqués dans le développement du cancer. Les IPP ont des effets défavorables sur les fonctions gastriques et les mécanismes de défense, entraînant un retard de vidange gastrique, une diminution de la viscosité du mucus gastrique, une augmentation de la charge bactérienne. Les Streptococcus sont la famille qui va se développer le plus au cours du traitement par IPP, suivis des Prevotella. Ce changement écologique en faveur des Streptocoques pourrait indiquer que certaines maladies de l’estomac seraient dues à des médicaments. La présence d’espèces du genre Streptococcus gallotycus dans l’intestin est de plus en plus impliquée dans le cancer gastro-intestinale. La présence de polypes, de lésions cancéreuses ou pré-cancéreuses dans le côlon favorise la colonisation intestinale par Streptococcus gallolyticus (Sgg) au détriment d’autres bactéries commensales comme les entérocoques. Sgg favorise ensuite la croissance des tumeurs en induisant la prolifération des cellules tumorales. Sgg peut également traverser la barrière intestinale et causerune bactériémie et une endocardite infectieuse.

Les IPP peuvent affecter la composition du microbiote gastrique en augmentant le pH gastrique. Il a été démontré que les bactéries présentes dans la bouche le pharynx et les selles sont plus largement représentées dans la microflore gastrique après l’utilisation d’IPP.

3) Que faire en cas de RGO ?

Hygiène de vie en premier lieu il est important de revoir son alimentation, beaucoup de substances peuvent provoquer des régurgitation, comme le soja non fermenté et non cuit, le tabac l’alcool, certains médicaments. Le Rgo, (en décodage biologique, selon Bernard Tihon) nous parle de l’estomac, qui est le lieu où les morceaux vont être déstructurés pour qu’on ne soit pas envahis par leur structure, par leur mode de fonctionnement, dans ce sens l’estomac protège le moi intérieure contre toute influence venant de l’extérieur afin de construire sa maison tranquille. Quand il est rempli, l’estomac procure une sensation de sécurité et de plénitude.
Enfin quand il digère il est le lieu de l’acceptation du monde, des autres, de la vie, et des évènements, c’est le lieu de sa propre construction intérieure. Nous avons à remettre en question une de ces phases, en cas de RGO: qui nous envahit,? qui veut nous influencer?, qu’est-ce que nous n’acceptons pas?, en quoi notre sécurité est menacée? etc…

Le jeûne peut s’avérer un atout dans le Reflux Gastro Œsophagien

En mettant son système digestif au repos ; la production de sucs gastriques va être stoppée et la muqueuse gastrique et intestinale ne sera plus agressée par cet afflux d’acide. Elle pourra alors se régénérer et se réparer. Sa fonction de barrière contre les virus, les champignons et les bactérie sera à nouveau opérationnelle. D’autre part il va y avoir une compétition entre les bactéries pathogènes, et celles qui ne sont pas à leur place, ou en trop grand nombre vont être fragilisées et vont disparaître.

Durant le jeûne notre système fait feu de tout bois, pour trouver de l’énergie et les cellules cancéreuses sont dégradées et détruites pour servir de carburant.

Le jeûne a une action anti-inflammatoire sur la muqueuse gastrique, et une production de substances antioxydantes. Le système immunitaire est boosté et les leucocytes et les macrophages vont être plus virulents contre les bactéries pathogènes. Donc le jeûne peut être utile, même et surtout si on a pris des IPP sur du long terme.

Les Probiotiques De même, l’utilisation de probiotiques peuvent s’avérer utiles dans la lutte contre le RGO, les ulcères ou même le cancer gastrique via plusieurs mécanismes :

• Protection de la muqueuse et stabilisation de la fonction de barrière gastro-intestinale car les probiotiques vont favorisée la production plus importante de prostaglandines, des facteurs de croissance et des cytokines qui vont réduire l’inflammation. Les probiotiques vont participer à la régulation de l'apoptose cellulaire (destruction des cellules trop rapides), à la production de mucine gastrique, qui va contribuer à la perméabilité gastro-intestinale.

• Action compétitive envers les bactéries pathogènes, bien que le microbiote gastroduodénal soit inférieur numériquement que le microbiote de l’intestin, son équilibre participe à la protection de la muqueuse.

• Dégradation des cellules cancéreuses potentielles

• Action anti-inflammatoire des probiotiques par la stimulation des réponses immunitaires locales et la libération de substances antioxydantes.

• Production de composés anti-tumorigènes ou antimutagènes.

Lactospectrum Lestum, Florimmu Herbolistique , Ergyphillus Confort

Le RGO est une maladie chronique aujourd’hui, entretenu par les IPP qui par leur effet antiacide, sont capables de modifier le microbiote de l’hôte dans chaque segment du tractus gastro-intestinal et peuvent contribuer au développement d’une dysbiose ; cette dysbiose peut à son tour faciliter l’apparition de certains troubles gastro-intestinaux voire contribuer au développement d’autres pathologies. De plus, l’hypochlorhydrie gastrique provoquée par les IPP favorise la survie et la migration des bactéries buccales dans les zones inférieures du tractus gastro-intestinal, avec une possible mise en place d’un micro-environnement pro-inflammatoire. A ce titre, le jeûne, la remise en cause de son hygiène de vie, la supplémentation en probiotiques pourraient être différentes approches utiles pour prévenir la dysbiose gastro-intestinale.

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